L’Antiquité grandeur nature !
Introduction
Partez pour un voyage fascinant dans le temps lors d’une visite au Parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim. Plongez au cœur des civilisations gauloise et romaine.
Situé à la frontière franco-allemande entre les villages de Bliesbruck (Moselle) et de Reinheim (Land de Sarre), le Parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim vous permet d’explorer une des plus riches tombes celtiques d’Europe, de découvrir la vie des artisans-commerçants d’une petite ville romaine, de s’initier au rituel du bain dans les thermes et de parcourir l’immense villa palatiale de Reinheim. Par ailleurs, le Parc est un Espace Naturel Remarquable, situé, pour sa partie allemande, dans la Réserve de Biosphère du Bliesgau reconnue par l’UNESCO pour sa biodiversité exceptionnelle et la préservation des paysages traditionnels. Les étangs apparus après l’exploitation de sablières et les prairies présentent un intérêt écologique majeur par la variété de leurs habitats, de leur faune et de leur flore.
Histoire, archéologie, nature : préparez-vous à voyager dans le temps !
Les évènements
Le saviez-vous ?
La petite ville gallo-romaine de Bliesbruck
Le vicus, petite ville gallo-romaine établie de part et d’autre de la voie romaine principale, présente les vestiges des maisons des artisans-commerçants romains (forgeron, bronzier, boulanger…) dans son état du IIIᵉ siècle apr. J.-C.
Les thermes romains de Bliesbruck
Les thermes publics construits sur le forum, au cœur de la ville romaine, à la fin du Ier siècle apr. J.-C., sont les vestiges les mieux conservés du Parc. Ils illustrent l’importance de l’hygiène et de la détente dans la société romaine. Le système de fonctionnement du chauffage par hypocauste y est présenté.
La grande villa de Reinheim
La grande villa de Reinheim est l’exemple d’un vaste domaine agricole, de type palatial, qui appartenait à un riche propriétaire terrien. Elle se compose d’une immense cour agricole avec ses bâtiments reconstitués à l’échelle 1 et d’une vaste partie résidentielle, qui correspond à la maison du maître.
La tombe de la Princesse de Reinheim
La tombe de la princesse de Reinheim est la reconstitution à l’échelle réelle d’une sépulture celtique, parmi les plus riches d’Europe. La tombe, dans laquelle le visiteur pénètre, est reconstituée dans l’état dans lequel cette femme de haut rang a été inhumée vers 380 av. J.-C.
Les espaces d'exposition permanents
Plusieurs espaces d’exposition permanents (Centre de ressources et d’exposition, bâtiment 6 de la villa et du musée Jean Schaub) présentent une sélection des objets archéologiques mis au jour lors des fouilles. Les thématiques principales portent sur les outils et créations des artisans romains, les produits exotiques importés, l’intérieur de la maison romaine, les trésors enfouis, les objets de toilette et de parure, les outils agricoles, les décors monumentaux et l’histoire des fouilles dans la vallée.
Les premières fouilles
Les premières fouilles archéologiques ont lieu à Reinheim entre 1806 et 1809. Les objets issus de ces fouilles ainsi que les découvertes ultérieures du XIXe siècle sont aujourd’hui conservés au musée historique du Palatinat à Spire (Allemagne).
En février 1954, la découverte accidentelle de la tombe de la princesse de Reinheim propulse le site sous le feu des projecteurs. L’exploitant de la sablière de Reinheim signale aux autorités sarroises que le godet d’une pelleteuse a heurté une figurine en bronze – le manche d’un miroir – qu’il laisse en place dans le sol. Les objets originaux mis au jour, parmi les plus belles pièces de l’art celtique, sont aujourd’hui exposés au musée de Pré- et de Protohistoire de Sarrebruck, tandis qu’une reconstitution à l’échelle 1 de la tombe est présentée sur le site.
L'impulsion de Jean Schaub
En 1971, Jean Schaub (1927-2000), entrepreneur à Sarreguemines et archéologue amateur, découvre des objets gallo-romains dans de la terre provenant de Bliesbruck. Sur place, il constate que l’exploitation d’une sablière détruit les vestiges. Il alerte les autorités et des fouilles de sauvetage sont lancées, d’abord par l’équipe du musée de Sarreguemines dirigée par Marguerite Pax, puis par Jean Schaub et son équipe.
Dès 1977, il s’investit pleinement dans la sauvegarde du site. En 1979, il organise le premier camp d’été, rassemblant une trentaine de bénévoles venus de toute l’Europe. L’arrêt des destructions est obtenu progressivement grâce au rachat à titre privé par Jean Schaub des parcelles bordant la sablière et, en 1983, l’implication du Conseil Général de la Moselle, qui rachète à son tour des terrains, permet la reconnaissance d’utilité publique du projet.
Naissance du Parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim
En 1989, le Parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim, fruit d’un partenariat franco-allemand entre le Département de la Moselle et le Kreis du Saarpfalz, voit le jour. Jusqu’en 1995, des campagnes archéologiques de grande ampleur sont menées sous la direction de Schaub et de Jean-Paul Petit : fouilles du quartier artisanal ouest (1981-1987), des thermes (1987-1993) et du quartier est (1989-1995).
Par son dynamisme communicatif, sa ténacité et le réseau d’amitiés transfrontalières qu’il a su créer, Jean Schaub est la force motrice à l’origine du Parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim.
Le travail avec l'Italie
Au début des années 2000, Sara Santoro (1950-2016), professeure à l’Université de Parme et fouilleuse du site de Pompéi, rejoint le comité scientifique du Parc. C’est grâce à ses relations avec la Surintendance archéologique de Pompéi que la grande exposition « De Pompéi à Bliesbruck-Reinheim » est présentée en 2007. Sara Santoro poursuit sa collaboration avec le Parc en participant aux fouilles programmées de Bliesbruck jusqu’en 2016.
Le " Blies Survey Project "
En 2018, le « Blies Survey Project » est lancé en partenariat entre le Département de la Moselle, l’Université de Chieti-Pescara (Abruzzes) et le Kreis du Saarpfalz. Ce projet de recherche diachronique vise à reconstituer l’histoire de l’environnement autour de Bliesbruck-Reinheim, de la Préhistoire à la fin du Moyen Âge.
En images
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3,50 €
Gratuité :- 16 ans et personnes à mobilité réduite et leur accompagnant.
15 mars au 31 octobre
Du lundi au vendredi : 10h à 17h
Week-ends & jours fériés : 10h à 18h
(Fermé le 1er mai)