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Vue extérieure du Musée départemental Georges de La Tour

Musée départemental Georges de La Tour

Musée départemental Georges de La Tour

Quand l’ombre révèle la lumière au Musée Georges de La Tour


Introduction

À Vic-sur-Seille, plongez dans l’univers envoûtant de Georges de La Tour, maître du clair-obscur né en Moselle reconnu aujourd’hui comme l’un des plus grands maîtres du XVIIᵉ  siècle. Dans un musée à l’architecture contemporaine, découvrez deux de ses rares chefs-d’œuvre : Saint Jean-Baptiste dans le désert et Profil de femme ainsi qu’une collection riche de peintures françaises du XVIIᵉ  au XXᵉ  siècle. Immersion, émotion, contemplation… Le musée propose une immersion fascinante dans l’univers artistique et spirituel de cet artiste, connu pour ses scènes intimistes et ses jeux de lumière d’une rare profondeur.
Un véritable trésor culturel où l’art, l’histoire et la beauté se rencontrent.


Les évènements

Jeune Public
08.03
Musée départemental Georges de La Tour

L'art rupestre en relief

Jeune Public
11.03
Musée départemental Georges de La Tour

Portrait à la manière de Picasso

Tout public
14.03
Musée départemental Georges de La Tour

Méditation et relaxation sonore

Tout public
15.03
Musée départemental Georges de La Tour

Les petits potins des grands tableaux

Jeune Public
17.03
Musée départemental Georges de La Tour

Les bébés joueurs au Musée

Jeune Public
19.03
Musée départemental Georges de La Tour

Les bébés joueurs au Musée

Spectacle
21.03
Musée départemental Georges de La Tour

Promenons-nous dans les bois

Adulte
22.03
Musée départemental Georges de La Tour

Lectures poétiques dans le cadre du printemps des poètes

Adulte
27.03
Musée départemental Georges de La Tour

Les représentations de mendiants dans la peinture

Le saviez-vous ?

Le musée
Vue extérieure du Musée départemental Georges de La Tour

Situé au cœur de Vic-sur-Seille, le musée rend hommage, à Georges de La Tour, le plus grand peintre de la peinture française du XVIIᵉ siècle, né dans cette même ville. Il abrite aujourd’hui près de 200 œuvres, dont 2 chefs-d’œuvre de l’artiste : Saint Jean-Baptiste dans le désert et Profil de femme.

Le projet de création du musée est né en 1996, à l’initiative du Département de la Moselle et de la commune. Il devait pouvoir accueillir la généreuse donation des frères Jacques et Guy Thuillier : 82 peintures allant du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle.

Le Musée Georges de La Tour a vu le jour dans un bâtiment contemporain, construit à l’emplacement d’une ancienne maison du XVIIIᵉ siècle, place Jeanne d’Arc.

Sur une surface de près de 1 000 m², les visiteurs découvrent les collections réparties par époque : la peinture du XVIIᵉ siècle au premier étage, les paysages et œuvres du XVIIIᵉ au second, puis le romantisme et les créations des XIXᵉ et début XXᵉ siècles aux étages supérieurs.

Les frères Thuillier

Historien de l’art, Jacques Thuillier a écrit un grand nombre d’ouvrages sur les peintres du XVIIᵉ siècle, notamment Nicolas Poussin, Georges de La Tour, les frères Le Nain et Jacques Stella. Il était aussi un grand collectionneur, comme en témoignent les œuvres présentées au Musée départemental Georges de La Tour.

En 1998, Jacques et Guy Thuillier font une importante donation au Département de la Moselle, en faveur du musée. Ce geste, héritier des mécènes d’autrefois, a permis de réunir au sein de ce lieu des peintres d’importance, comme Georges de La Tour, Blanchard, Stella ou Le Brun.

Saint Jean-Baptiste dans le désert
Tableau de Jean-Baptiste dans le désert au Musée départemental Georges de La Tour

Saint Jean-Baptiste dans le désert est une huile sur toile de 81 cm de hauteur sur 1,01 mètre de largeur. Déclarée comme un trésor national, cette œuvre, dont la provenance exacte reste inconnue, a été découverte en novembre 1993 chez un particulier à Paris lors d’une exposition précédant une vente à l’Hôtel Drouot. Retirée de la vente, puis interdite de sortie du territoire français, l’État l’a préemptée pour le Département de la Moselle.

Saint Jean-Baptiste dans le désert, rapidement reconnu comme une œuvre majeure par des spécialistes, montre le jeune Jean-Baptiste appuyé sur une longue croix, donnant à manger à son agneau dans la pénombre d’un rocher. La scène, cadrée à mi-corps, éclairée par une lumière invisible que l’on imagine venir d’une chandelle ou d’une torche, est un exemple unique parmi les toiles nocturnes de Georges de La Tour. La simplicité des formes et la retenue des couleurs suggèrent qu’il s’agit d’une de ses ultimes peintures, réalisée vers 1650-1652. La découverte de ce tableau a marqué un tournant dans la redécouverte de l’artiste. Depuis l’étude pionnière d’Hermann Voss en 1915, chaque œuvre retrouvée a contribué à révéler l’un des peintres les plus originaux de la peinture française.

Profil de femme
Tableau représentation un profil de femme au Musée départemental Georges de La Tour

En 1930, l’historien de l’art Vitale Bloch découvre ce tableau dans la collection Fischmann à Munich. Le Département de Moselle l’acquiert en 2004 en faisant valoir le droit de préemption pour le musée Georges de La Tour où elle est exposée.

Cette toile porte les marques d’une histoire assez complexe, Profil de femme est en réalité un fragment d’un tableau plus grand. Pourquoi cette mutilation ? Rien ne permet d’en connaître la cause, c’est une pratique assez courante pour les œuvres de Georges de La Tour. Ce tableau représente une jeune femme de profil, coiffée d’un bonnet rouge, éclairée par une source de lumière en contrebas, qu’elle regarde avec tendresse. Comme pour d’autres œuvres du maître, le tableau conserve une part de mystère : son origine exacte, la raison de sa mutilation et sa place dans un tableau plus vaste restent inconnues.

Les mangeurs de pois
Tableau représentation un homme et une femme à l'époque au Musée départemental Georges de La Tour

Il s’agit d’un tableau qui correspond aux premières années de l’artiste quelque temps après son installation à Lunéville.

En juin 2021, le Département de la Moselle a fait l’acquisition lors d’une vente aux enchères, d’une copie ancienne de cette composition. Le tableau a ensuite été confié aux mains expertes des spécialistes du Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) qui ont alors mené une véritable enquête scientifique afin de mieux comprendre l’histoire matérielle de l’œuvre et la restaurer.

Voir l’histoire de sa restauration : 🔗 À la rencontre des professionnels de la restauration des Mangeurs de pois de Vic-sur-Seille (12 minutes)

Saint Sébastien à la lanterne
Tableau représentant Saint-Sébastien à la lanterne au Musée départemental Georges de La Tour

Depuis septembre 2024, les visiteurs peuvent également admirer la copie ancienne d’un original perdu de Georges de La Tour : le Saint Sébastien à la lanterne ou Saint Sébastien soigné par Irène. Elle a été généreusement mise en dépôt par la famille qui la possède, et est l’une des copies conservées – d’une grande finesse d’exécution – d’un original perdu de Georges de La Tour.

Invoqué contre la peste, Saint Sébastien faisait l’objet d’une particulière dévotion en Lorraine au temps de Georges de La Tour et il n’est donc pas étonnant que ce dernier se soit attaché à la tradition du martyr popularisée par La Légende dorée de Jacques de Voragine dès le XIIIᵉ siècle.

Georges de La Tour : un peintre lorrain au destin singulier

Fils de boulanger, né à Vic-sur-Seille en 1593, Georges de La Tour est un artiste aussi fascinant que mystérieux. Sa formation de peintre reste encore aujourd’hui obscure, mais son talent le mène vite à la cour : en 1639, il devient peintre ordinaire du roi Louis XIII. Marié à Diane Le Nerf, il s’installe à Lunéville, où il travaille avec son fils Étienne. Il décède dans cette ville en 1652. Oublié pendant près de trois siècles, son nom ne ressurgit qu’au XXᵉ siècle, lorsque des historiens redécouvrent ses œuvres et rétablissent sa place parmi les grands maîtres du XVIIᵉ siècle, aux côtés de Nicolas Poussin ou des frères Le Nain.

Ses principales oeuvres

Aujourd’hui, une quarantaine d’œuvres originales de Georges de La Tour sont identifiées, quelques-unes avec hésitation. Une quinzaine d’autres tableaux ne sont connus que par de fidèles copies anciennes. Les musées français possèdent dix-huit toiles de Georges de La Tour. En Lorraine, cinq tableaux authentiques sont conservés :
• Le Vieillard à la sacoche (Remiremont)
• La Femme à la puce et Job raillé par sa femme (Nancy)
• Saint Jean-Baptiste dans le désert et Profil de femme (Vic-sur-Seille).

On trouve aussi plusieurs chefs-d’œuvre au Louvre, comme Saint Sébastien soigné par Irène ou Le Tricheur à l’as de carreau.

Le maître des nuits
Exposition de tableau dans une des salles du Musée départemental Georges de La Tour

Georges de La Tour est souvent surnommé le peintre des nuits. Ses toiles les plus célèbres, comme Le Nouveau-né ou La Madeleine pénitente, baignent dans la douce lueur d’une bougie. Outre les scènes religieuses, il s’intéressait aussi à la vie quotidienne : joueurs, mendiants, vieillards… Inspiré par Caravage, il adopte le clair-obscur, mais à sa manière : sa lumière est calme, spirituelle, silencieuse, plus méditative que dramatique. Dans ses dernières œuvres, il simplifie les formes et concentre tout sur l’essentiel : la lumière et le sens.

La redécouverte de l'artiste

Longtemps oublié, Georges de La Tour renaît grâce à la passion d’historiens comme Hermann Voss et François-Georges Pariset. Dès le milieu du XXᵉ siècle, toute collection prestigieuse se devait de posséder au moins un La Tour. Aujourd’hui encore, son œuvre intrigue : entre mystère, spiritualité et réalisme, La Tour reste une figure majeure de la peinture française, un artiste intemporel dont la lumière continue d’interroger et d’inspirer.

Les échanges et les prêts

Les échanges et les prêts entre musées jouent un rôle essentiel dans la valorisation du patrimoine. Ils permettent de faire voyager les œuvres, de les confronter à d’autres collections et de proposer au public de nouvelles lectures. Ces prêts favorisent aussi la collaboration entre institutions, le partage des connaissances et la mise en commun des moyens pour la recherche, la restauration ou la conservation. Enfin, ils contribuent à faire rayonner les artistes et les territoires, en rendant les œuvres accessibles à un plus large public, au-delà de leur lieu d’origine.

Les dernières acquisitions depuis 2021
Tableau représentant Sainte-Catherine Alexandrie au Musée départemental Georges de La Tour

De nouvelles acquisitions ont enrichi les collections du musée depuis 2021 :
– Les Mangeurs de pois, atelier de Georges de La Tour (2021) ;
– Georges prompt à la soupe, atelier de Georges Lallemant (2021) ;
– Sainte Catherine d’Alexandrie, attribuée à un artiste vicois, contemporain de Georges de La Tour, Charles Poerson (2022) ;
– Quatre Apôtres, copies anonymes d’après Georges de La Tour (2023) ;
– Saint Luc l’Evangéliste, Jan van Bijlert (2023).

Un prêt et plusieurs dépôts
Tableau représentant "Le Souffleur à la pipe" au Musée départemental Georges de La Tour

À signaler également, le prêt d’un tableau d’après Georges de La Tour La Découverte du Corps de Saint Alexis par le Palais des ducs de Lorraine – Musée lorrain.
Le Musée présente également trois dépôts d’après Georges de La Tour provenant de collections particulières : Les Larmes de Saint Pierre (2019), le Souffleur à la pipe (2023) et un Saint Sébastien à la lanterne (2024) ainsi qu’un dépôt de six œuvres provenant du Musée département d’Art ancien et contemporain d’Epinal.

Musée départemental Georges de La Tour
Place Jeanne d'Arc, Vic-sur-Seille / 57630
Tarifs

Plein tarif : 7 €

Tarif réduit : 5 €

Gratuité : – 12 ans et personnes à mobilité réduite et leur accompagnant.

Horaires d'ouverture

7 février au 13 décembre

Du mardi au dimanche et jours fériés : 9h30 à 12h30 – 13h30 à 18h

(Fermé les lundis et le 1er mai)